Pourquoi un vélo en bois ?

Le bois apporte une esthétique particulière, autant par la couleur et la texture, le veinage du bois, que par la liberté de forme qu’il permet à la fabrication. Il suffit de rouler quelques minutes avec un vélo en bois dans une rue fréquentée pour voir les réactions des passants, touchés par l’esthétique et l’originalité du vélo. Vous ne manquerez pas d’être abordé·e par nombre de personnes et de discuter avec elles de vélo, de bois et de préservation de l’environnement. Une authentique expérience humaine !

Mais, outre l’esthétique, l’usage du bois pour un vélo présente plusieurs avantages techniques par rapport aux métaux habituellement utilisés pour les cadres de vélo.

Émissions de CO2

La réduction des émissions de CO2 est l’enjeu majeur de nos sociétés modernes. La pratique du vélo permet évidemment de réduire notre empreinte carbone par rapport à un trajet en voiture. En effet, les émissions de CO2 dues à la voiture sont en moyenne de 0,253 kg CO2e/km, ce qui fait environ 1 kg de CO2 émis dans l’atmosphère pour un trajet de 4 km. En vélo, ces émissions sont proches de 0.

Mais ces résultats sont maintenant assez connus et il y a à se préoccuper des émissions de CO2 émises à la fabrication du vélo.

En effet, l’utilisation habituelle de l’acier, de l’aluminium ou du carbone comme matériau de fabrication présente le désavantage d’être plus émissive que le bois. On peut comparer ces différents matériaux ci-dessous :

(source : ADEME ). L’usage du bois est environ 5 fois moins émissif que l’acier, 15 fois moins que l’aluminium et 50 fois moins que la fibre de carbone. Le bois a donc un gros avantage pour qui surveille ses émissions de CO2. Selon l’ADEME, dans certaines conditions d’exploitation, le bilan carbone du bois comme matériau de construction peut même être nul, voire négatif, car un arbre absorbe du CO2 pendant toute sa croissance.

Absorption des vibrations

Sur un vélo, les chocs et vibrations proviennent essentiellement du relief de la route ou du chemin. Le confort du cycliste dépend de la façon dont le cadre et la fourche du vélo vont filtrer ces vibrations. Ceci dépend à son tour essentiellement du facteur de perte du matériau utilisé, caractérisant sa capacité à absorber l’énergie mécanique vibratoire. Il s’avère que ce facteur est 10 fois plus important pour le bois que pour l’acier et 100 fois plus important que pour l’aluminium (voir ici).

Le bois est donc meilleur que les métaux pour absorber les chocs et vibrations, ce qui procure deux effets majeurs sur l’expérience du cycliste :

  • un meilleur confort, notamment sur les longs trajets, car les aspérités de la routes sont absorbées
  • un fonctionnement plus silencieux car les vibrations acoustiques dues au roulage, à la transmission et au freinage sont également absorbées par le bois, alors que dans un cadre en acier ou aluminium, les vibrations acoustiques sont plutôt amplifiées par l’effet conjoint d’un facteur de perte moindre dans le métal et d’un effet de caisse de résonance dans les tubes.

Une expérience unique

Utiliser un vélo en bois est une expérience unique de confort et d’alignement avec les enjeux environnementaux.

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